Rencontre avec une Conseillère en patrimoine financier BNP-PARIBAS

Au mois de Décembre, nous avons rencontré Martine SAVIGNY, notamment Conseillère en Patrimoine Financier au sein de la BNP-PARIBAS.

Présentation de son métier, du secteur bancaire, réponses à nos questions, et conseils :

Quelle est votre formation ?

Suite à un BEPC puis un Baccalauréat, j’ai effectué une formation par correspondance auprès de la Banque De France, puis j’ai tenté le concours pour intégrer la Banque de France.

Par la suite, j’ai intégré l’établissement BNP, au sein duquel j’ai obtenu un CAP Banque ainsi qu’un Brevet Banque en 4 ans.

Après cela, j’ai été affecté au service de contrôle des chèques et 6 mois après au service étranger à Paris XVII° (contrôle des virements à l’international, guichet de changes etc), et ce pendant 1 an.

Après ce poste, je retourna en province, dans la région de Poitiers et Chatellerault, où j’ai été affecté à tout les postes d’une agence, ainsi que conseillers bancaires.

Je fûs la première femme démarcheur du groupe. Démarcheur consistait à faire du porte à porte chez les commerçants et les particuliers afin d’effectuer les opérations bancaires, c’était une autre vision du métier. Après cela, les changements de postes étaient assez réguliers, toujours entre 3 et 4 ans.

À l’âge de 37 ans, je fus la première directrice d’agence (DIA) sur le groupe de Poitiers, et ce pour 3 ans et demi. L’objectif était de réduire le nombre de débiteurs en 1 an.

J’ai également eu l’occasion de participer à la mise en place de la séparation du poste particuliers et professionnels, création d’un poste de conseiller affecté exclusivement à la gestion des professionnels (CAP).

J’ai également eu le poste de chargé des risques difficiles (RNC), au service négociation pendant 2 ans. Le travail consistait à gérer une clientèle ayant eu des difficultés financières, par le biais de découverts bancaires trop importants, afin de les aider dans le quotidien.

Mutation sur la région bordelaise, affectation à différents postes de conseillère en patrimoine financier en agence.

Pouvez vous nous décrire une journée ordinaire en tant que Conseillère en Patrimoine Financier ?

La journée commence toujours par une vérification des comptes débiteurs au sein de mon fonds de commerce, afin d’évaluer les risques de chacun.

Vient ensuite la prise en note des demandes par le biais de la boîte mail.

Souvent, au cours de la journée, il y a des rendez vous clientèle ainsi qu’une partie administrative importante.

Je vais donc préparer les entretiens qui auront lieu au cours de la journée. Pour cela, il faut avant tout et toujours regarder le dossier clientèle, pour bien s’imprégner de la situation financière du client. On vérifie s’il existe des comptes extérieurs, le but étant de pouvoir apporter le conseil le plus précis et le plus pointu possible. En général, le client demande à prendre rendez vous pour une raison bien précise, comme par exemple une demande de prêt pour financer un achat immobilier. Mais il se peut que le client ait d’autres besoins qu’il ne va pas forcément formuler.

Par exemple, en cas de présence de titres boursiers ou d’une assurance vie, il est important de vérifier si un arbitrage ne serait pas nécessaire. Le conseil fourni par le praticien doit être en harmonie avec la tranche d’âge du client, pour aborder avec lui des thématiques particulières (soit la retraite, soit les obsèques, etc).

Après avoir préparé les entretiens, on vérifie les occupations clientèles du jour, ou OC. Ce sont les alertes clients enregistrés via l’outil informatique et se déclenchant quotidiennement. Cela peut être significatif par exemple d’un fort mouvement financier, ou bien d’une demande client, ou bien même une proposition de plan commercial approprié aux clients.

Et bien évidemment, au cours de la journée, il faut pouvoir être disponible par téléphone afin de répondre à la demande de la clientèle.

Quelles sont les difficultés et les enjeux que vous êtes amenées à rencontrer en exerçant ce métier ?

Il peut y avoir de temps en temps des soucis avec la clientèle, mais c’est rare, malgré ce que l’on pourrait penser. Le problème majeur pour un conseiller clientèle en agence réside dans l’absence de soutien par les plateformes internes, indispensables pour effectuer le travail du conseiller. Cela nous confronte souvent à des problèmes structurels internes, que peuvent parfois subir les clients dans l’évolution de leur dossier.

Qu’est ce que vous aimez dans votre métier ?

Je crois que ce que j’aime le plus dans ce métier, c’est le contact clientèle en lui même. L’objectif premier du conseiller bancaire est surtout de pouvoir trouver la meilleure solution adaptée à chacun.

Un autre aspect de ce métier que j’apprécie particulièrement, le fait de me sentir utile. En effet, lorsque le conseiller s’investit dans sons travail pour un client, pour lui apporter son aide au mieux, les clients vont en général être reconnaissant, et c’est très gratifiant.

Un conseil pour la nouvelle génération ?

Si je peux vous donner un conseil lorsque vous exercerez ce métier, c’est de permettre aux clients de vous faire confiance. Même si faire du profit est essentiel pour une banque, l’élément vital reste cependant la confiance que le client pourra avoir en vous, les relations n’en seront que meilleur et vendre des produits restera toujours possible. Alors que si cette confiance s’effrite, à ce moment là, le client pourrait être amené à partir chez le concurrent.

 

CarolinePropos recueillis par :

Caroline MASSIA pour le Master-II GPP

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